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L'aventure TGV, le développement durable



Découvrez l’histoire de TGV à travers ses grandes dates, ses records et moments insolites.

C'est le 28 mars 1955, entre Bordeaux et Morcenx, que démarre l'aventure de la grande vitesse en France. Les motrices CC 7107 et BB 9004 atteignent la vitesse, extraordinaire à l'époque, de 331 km/h et la SNCF remporte un premier record du monde. Cette performance ouvre la voie au lancement du projet TGV dans les années 60.

A l'origine du TGV, un designer : Jacques Cooper.

Depuis ses plus jeunes années, Jacques Cooper dessinait des trains, des locomotives. C'est ainsi qu'il fit carrière dans le design automobile en tant que spécialiste des voitures hors série et coupés Sport chez Brissonneau & Lotz Automobile et Ferroviaire. Quand le directeur d'Alsthom lui demanda de dessiner un train qui ne ressemble pas à un train, il s'inspira de la Porsche, le design du TGV était né ! Le TGV, c'est son œuvre, il en est fier.

En 1972, la première rame TGV est mise en service. Baptisée TGV 001, elle ne transportera jamais aucun passager mais fournira aux ingénieurs de précieuses informations tout au long de ses 6 années de fonctionnement. Cette rame, qui roule alors au kérosène, atteindra la vitesse maximale de 318 km/h.

Avec le 1er choc pétrolier de 1973, la SNCF comprend que l'avenir du transport ferroviaire passe par le choix du tout électrique pour l'équipement de ses trains et modifie ses prototypes de TGV en conséquence. Un choix qui, par la suite, se révèlera payant.

Sous l'impulsion du Président Pompidou démarre en 1976 les travaux de construction de la première ligne entièrement dédiée à la grande vitesse : Paris – Lyon. C'est le Président Mitterrand qui l'inaugurera 5 ans plus tard. Transportant ses premiers passagers à 260 km/h, TGV met alors Lyon à 2h40 de Paris.

En 1983, seulement 18 mois après l'inauguration de la première ligne, 8 millions de passagers l'ont déjà emprunté, faisant de TGV le plus gros succès commercial de l'histoire de la SNCF. Le réseau s'étend alors progressivement sur tout le territoire : ouverture de la ligne Atlantique en 1989 ; la ligne à grande vitesse Paris < > Nord ; de la ligne Méditerranée en 2001 ; et la ligne à grande vitesse paris < > Est.

Mais son succès ne se limite pas aux frontières françaises. Accompagnant la construction européenne, l'Eurostar traverse la Manche pour la première fois en 1994. En 1997, c'est Thalys qui rapproche Paris de Bruxelles et Amsterdam.

En 2000, TGV devient une véritable marque. Incontournable, il transporte plus d'un milliard de voyageurs, sert de support de communication et devient partenaire de grands événements. Même Christian Lacroix est séduit par le train le plus rapide du monde au point d'en dessiner le nouveau look intérieur !

En 2008, lors d'un événement retransmis en direct par les chaînes de télévision nationales, le TGV atteint la vitesse maximale de 574,8 km/h. Confirmant l'excellence française de la très grande vitesse ferroviaire, ce nouveau record du monde vient montrer que les plus belles pages de l'aventure TGV… restent encore à écrire !

Le moyen de transport le moins polluant

Avec seulement 21** gramme de CO2 émis par voyageur et par kilomètre, le transport ferroviaire se place loin devant :

  • L’aérien (140* grammes par voyageur et par kilomètre),
  • Le routier ( 180* grammes par voiture et par kilomètre).

Source : * Etude Deloitte sur l’efficacité énergétique des différents modes de transport pour l’Ademe
** Bilan carbone SNCF

Une conduite économique

Formés à la « conduite économique », les conducteurs savent utiliser le profil de la ligne pour réduire les consommations d’énergie.

Par exemple :

  • Ils ne consomment aucun courant électrique sur un tiers du parcours Paris Lyon,
  • Le courant est également coupé sur la ligne Atlantique 44 Kilomètres avant l’arrivée en gare Montparnasse.

Source : * Etude Deloitte sur l’efficacité énergétique des différents modes de transport pour l’Ademe
** Bilan carbone SNCF

Diminuer la consommation d’énergie par passager

En répartissant les passagers sur 2 niveaux, les rames TGV Duplex permettent de transporter 50% de voyageurs en plus, pour un même poids de train.

Et dans une rame Duplex, l’écartement entre les sièges est 7 centimètres plus grand que dans une rame normale !

Optimiser le remplissage des trains, c’est donc diminuer la consommation d’énergie nécessaire par passager et continuer à faire du train, le moyen de transport le plus efficace !

Réduction des émissions sonores

Les pollutions liées aux transports sont multiples :

  • Emissions de CO2,
  • Dégradation des habitats naturels,
  • Bruits.

La SNCF vise à limiter l’impact de son activité en réduisant chacune de ces pollutions.
Ainsi, les émissions sonores du TGV ont été ramenées à une moyenne de 89,33 décibels, quand le niveau sonore d’une tondeuse à gazon oscille, lui, entre 90 et 100 décibels.

Un réseau conçu dans le respect des paysages

Concevoir un réseau de transport, c’est aussi envisager son intégration dans le paysage.
Le parcourir sans le dénaturer. Avec une largeur des voies moyenne de 15 mètres et une longueur total de 9 000 Kilomètres, le réseau TGV couvre l’équivalent de 33000 terrains de football, contre près de 90 000 pour le réseau autoroutier.

Occuper trois fois moins de terrains de football, c’est trois fois plus de paysages préservés !

Pour en savoir plus sur l’eco mobilité